vendredi 8 juin 2007
SPEED DATING
Suite aux informations parues dans le Journal SUD OUEST, Euskal Herria BAI organise un rassemblement à 18h ce soir devant le Havana Cafe, aux Sables d'Or à Angelu.
Afin de dénoncer cette veritable provocation, soyons nombreux !
Alors que la pression du "marché" de l'immobilier est plus forte que jamais, quand de plus en plus de gens et surtout de jeunes ne peuvent plus se loger décemment, un tel discours est outrageant.
Cette "crise" n'est pas une fatalité : nous pouvons et nous devons y faire face. Le logement n'est pas une marchandise comme une autre : c'est un droit !!
HERRIA EZ DA SALGAI !!
jeudi 7 juin 2007
dimanche 3 juin 2007
ETXEBIZITZA / LOGEMENT
Le logement au PAYS BASQUE
Herritar guziak hunkitzen dituen arazoaren aintzinean, espekulazioa bezalako problemeri erantzunen dion egiazko etxe-bizitza politika proposatzen dute abertzaleek.
Sur la côte, comme à l’intérieur, de plus en plus de gens ne trouvent pas à se loger.
Or, à ANGLET, le taux de résidences secondaires est de 14 %
A Bayonne, près de 1 800 logements sont vacants
Et pourtant, 4 ménages sur 5 rentrent dans les critères du logement social ou de l’accession sociale à la propriété.
Au Pays Basque, les résidences secondaires sont plus nombreuses que les logements sociaux ! Le pourcentage de logements sociaux à ANGLET n’est, par exemple, que de 9 % et de 8 % à Biarritz, alors qu'il devrait être à 20 % minimum.
EHB dit oui à un véritable plan d’urgence sur le logement en PAYS BASQUE :
OUI à une véritable sur-taxation des logements secondaires
OUI à la réquisition des logements vides
OUI au recours systématique à la préemption
OUI à des programmes immobiliers comprenant 50 % à 60 % de logement social
OUI à la formation de réserves foncières pour ces programmes
mais aussi OUI à la généralisation d’initiatives comme SCI Soule ou EUSKALDUN GAZTERIA.
vendredi 1 juin 2007
FEMMES/BORTIZKERI SEXISTAK
LES FAITS
En France, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon1!
60% des appels nocturnes de Police Secours à Paris concernent des violences conjugales2 .
48 000 femmes sont violées par an et seulement 8% portent plainte3
Même si les évaluations nationales manquent, les associations féministes agissent auprès de nombreuses jeunes filles dans des situations de mariages forcés.
« La violence à l’égard des femmes est un fléau répandu dans le monde entier dont souffre une femme sur trois en moyenne au moins une fois dans sa vie, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, publié mardi 10 octobre 2006. » Le Monde 11 octobre 2006
Le 1er Juin 2007, à BAYONNE, une journée de formation-sensibilisation aux Violences Conjugales confirmait l'état des lieux ci-dessus et rajoutait, entre autres, des éléments et une problématique spécifique au Pays Basque :
Une demande sur cing formulée auprès du CIDFF1 concerne la violence conjugale
En 2006,196 procédures ont été traitées par le Tribunal de BAYONNE contre 140 en 2005. Il s'agit là de suites données aux plaintes déposées. Ces chiffres ne comprennent pas les mains courantes.
Le déficit de places d'hébergement concerne en premier lieu les femmes. Mères de familles ou non, victimes de violences conjugales en particulier et de situations de rupture sociale, économique, conjugale en général, la crise du logement particulièrement aigue touche particulièrement les femmes désireuses de prendre un nouveau départ, après avoir subi pendant des années des violences conjugales. Le parc social est saturé et les places en centre d'Hébergement sont insuffisantes.
LE SCANDALE :
Et pourtant, en France, il n’existe pas, gravé dans le marbre de la loi, de politique de prévention systématique contre les violences faites aux femmes, ni de prise en compte des violences psychologiques par exemple. La législation est parcellaire et incomplète, même si la loi du 4 Avril 2006 a apporté quelques améliorations. En France, on a pu afficher en 2000, au nom de l’humour, sur les panneaux publicitaires de nos villes : « Babette, je la lie, je la fouette et parfois elle passe à la casserole... » Il s’agit de crème fraîche mais ça vous fait penser à quoi ?
Ce scandale va-t-il encore durer longtemps ? La société ne doit-elle pas se donner de véritables moyens de lutte contre les violences faites aux femmes ?
Autre scandale : des dirigeantes d’associations sont attaquées. La présidente et de la directrice de l’association Sedire de Dunkerque sont poursuivies pour soustraction « d’enfant par ascendant des mains de la personne chargée de sa garde », après avoir mis en sécurité une femme, mère de 3 enfants, victime de violences graves.
Et pourtant, ces associations remplissent des missions de service public. Elles ont du mal à fonctionner puisque leurs budgets ne sont jamais assurés et régulièrement revus à la baisse. Et maintenant les directions de ces associations peuvent être menacées par des attaques en justice !
Cette attaque risque de mettre en péril toutes les structures de solidarité mises en place par le Mouvement féministe.
C’est notre bien commun qui est visé, ce qui est inacceptable !
Ces violences se passent en France aujourd’hui, dans le pays qui se veut toujours le fer de lance de la défense des droits humains.
Leur ampleur, très tôt mise en lumière par les associations, a été corroborée par l’Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France de 2002.
Ces violences ne sont-elles pas une atteinte à la démocratie, au principe d’égalité femmes/ hommes ?
Elles sont en fait le point extrême de toutes les discriminations et oppressions à l’encontre des femmes et sont le moyen de contrôle social sur elles. Elles ont lieu sensiblement dans les mêmes proportions, dans tous les milieux, toutes les classes sociales3.
AGIR CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Les violences faites aux femmes participent de la domination masculine, dont elles sont l'expression la plus extrême.
Les violences sexistes peuvent revêtir de nombreuxses formes et elles peuvent être aussi bien d'ordre physique que psychologique : injures, discriminations, harcèlement, agressions sexuelles de toutes nature dont le viol, violences conjugales ...
Elles peuvent avoir lieu dans la rue, les lieux publics, au travail, mais aussi à la maison.
Il y a une grande tolérance de la société face aux agressions envers les femmes ; c'est souvent ou “une affaire de couple “ ou “ elle était consentante “ ... bien que l'on en parle plus dans les medias..
Il existe déjà un appareill législatif et judiciaire ( par ex le viol est devenu un crime ), ce grâce aux luttes de femmes mais il est insuffisant et les mentalités ont peu évolué.
- changer les mentalités : les rapports entre les sexes doivent être
basé sur le respect mutuel.
Le rôle de système éducatif est ici primordial :
- éduquer dès le plus jeune âge à l'égalité entre les sexes, en veillant
à ne pas laisser des manuels scolaires sexistes en circulation.
A l'instar de l'état espagnol, qui s'est doté d'une “Loi Organique
Contre laViolence de Genre, il faut impulser une reflexion sur le
caractère systémique de ces violences et exiger une prise en compte
globale de celles-ci.
Il faut pour cela exiger une loi-cadre qui :
rassemble en un seul texte les diverses lois contre les violences faites aux femmes afin de leur restituer leur cohérence. Il est essentiel de réunir dans un seul dispositif législatif toutes les mesures éparses qui existent déjà mais qui procèdent pour certaines du droit du travail comme le harcèlement ou pour d'autres, d'autres domaines. Pour sa part, le Code Pénal est saupoufré de dispositions mais cela ne constitue qu'un appareil de sanctions.
complète les lacunes de la législation française actuelle : non prise en compte des violences psychologiques, définition inopérente du harcèlement sexuel, absence de moyens de prévention des violences sexistes, barrière étanche entre le civil et le pénal, etc...
prévoit des mesures de sensibilisation et d'intervention dans le domaine éducatif.
organise le soutien des victimes: aide à la reconnaissance des droits, asssistance juridique gratuite, protection sociale, soutien économique.
PS : Euskal Herriko xifre ofizialik ez dugu bi arrazoinentzat :
Ipar Euskal Herria ez baita ezagutua, departamendua da bakarrik kontutan hartua.
Dena den, biziki zaila da xifreen ukaitea, prefetura, prokuradorea, hospitala...rengandik. HORI SALATU BEHAR DA ERE.
PS: munduko, Europako edo frantses estatuko sifre batzu ukaiteko, ondko dokumentuak begiratu
1(Etude nationale des décès au sein du couple, Directions générales de la police nationale et de la gendarmerie nationale. Bilan des 9 premiers mois 2006).
2( Enquête Droit des Femmes 1988)
3(Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France 2002).
4CIDFF :Centre d'Information sur les Droits des Femmes et de la Famille